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Comment reconnaitre des meubles anciens ? Et ne pas se faire avoir

Vous aimez chiner et rêvez de trouver des trésors ? Vous aimez avoir un intérieur qui vous ressemble, mélangeant des meubles design et des meubles qui ont une histoire ? C’est tout à fait possible ! Mais dans le monde du mobilier de la seconde main, que ce soit sur les marchés ou en ligne, reconnaître le savoir-faire des meubles anciens est primordial ! 

 

retour de brocante

Inspiration « Retour des puces » 

Les différentes catégories de meubles

On peut catégoriser trois types de meubles anciens :

– Le meuble d’époque : Il possède des caractéristiques uniques et propres à ses techniques de fabrication, son mode de décoration et son vécu.

– La copie d’un meuble : Elle n’est pas forcément un faux. Au 19e siècle par exemple, les ébénistes ont reproduit des meubles de style 18è siècle. Des tables de style Louis XV fabriquées en 1850 et peuvent être identifiées comme d’époque Napoléon III. Jusqu’à cette époque, les styles plus anciens étaient plus ou moins reproduits. Seuls les matériaux et les techniques ont évolué face au style antérieur.

– Les faux : A partir du 20e siècle, des fabricants faussaires poursuivent cette production mais avec une moindre qualité en employant des matériaux bon marché comme de l’aggloméré ou des techniques de placage industriel cherchant à faire croire à du bois massif. C’est dans cette optique que la connaissance du faux apparaît. 

Comment identifier un meuble

Tout d’abord, il n’est pas forcément nécessaire de toucher les objets pour se rendre compte de la véracité de leur époque. Même s’il est toujours agréable de caresser la patine d’une commode et d’ouvrir les tiroirs ou les portes pour découvrir ce qu’ils cachent et les marques du temps, le plus important c’est de savoir (se) poser les bonnes questions :

– Quel est le style du meuble ?

– Quel âge a t-il ?

– Pourquoi son prix ?

– Est-ce une copie ou un meuble authentique ? Oui allez y franchement ! La réponse vous étonnera peut être ou vous donnera des pistes.

En effet, selon cette distinction, le prix peut varier de beaucoup. Par exemple un canapé corbeille du XVIII siècle peut s’estimer à 4’000 CHF alors qu’une copie datant de la seconde moitié du XXe siècle ne vaut qu’une centaine de francs seulement. Il est donc important de comprendre comment étaient fabriquées les meubles anciens et sous quelles conditions pour ne pas se faire avoir.

le saviez vous ?

#1 Le style

Comme dans les arts, chaque époque présente un style qui caractérise sa période. Et chaque période correspond à une architecture, une histoire et des motifs propres à son époque. Sans connaissance approfondie de l’histoire, il sera difficile de déceler les caractéristiques qui sont trompeuses. Mais voici quelques rudiments qui pourront déjà aidés dans la reconnaissance d’un style : 

Tout d’abord, pour identifier le style d’un meuble, sa forme et son aspect général donnent de bons indices. Par exemple, le style Louis XV est reconnaissable à son classicisme et son élégance. Les chaises de cette époque présentent des formes courbes et des pied galbés. À l’inverse, les meubles sous Louis XVI ont des lignes droites et sont ornementés de rosaces et de médaillons en porcelaine. Les meubles de style Empire sont massifs et symétriques, ornés par des motifs « impériaux » tels que l’aigle, l’abeille ou encore la couronne de lauriers. 

La forme des meubles et leurs détails vous permettront de les situer dans le temps mais aussi de pouvoir déceler les vrais des copies. 

Bureau chez Marie-France

Coin bureau chez Marie-France Cohen

Les copies

Les meubles antiques (donc plus de 100 ans), sont tous fabriqués avec du bois massif, sans placage. Les faux sont donc reconnaissables par cette technique. Et, si la sculpture du meuble « de style Louis XV » est très régulière, il se peut qu’il soit plus récent !

#2 Un travail à la main :

Jusqu’à la fin du 19ème siècle, tous les meubles sont fabriqués artisanalement. Les meubles présentent donc souvent un bois coupé de manière irrégulière, cela se remarque aussi bien dans les sculptures que dans les cannelures sur les pieds des meubles et le piétements des sièges.
La fabrication industrielle des meubles a commencé après 1850, on les reconnaît grâce à leur coupe régulière, lisse et bien plates. Les cannelures sont symétriques et les sculptures régulières, preuves d’un travail à la machine. Le placage manuel était plus épais que celui réalisé à la machine (moins de 1mm) fin et uniforme. Plus largement, le sciage des pièces à la main est visible sous une table ou un siège.

  • La finition est un élément important. Ainsi, si une armoire possède des finitions, pas forcément exubérantes, mais particulièrement soignées, il y a de fortes chances qu’elle soit d’époque. 

Les copies

Les copies sont faites généralement par des artisans dont l’appât du gain est plus important que le travail en lui-même. Le rendu est bon, mais les finitions sont souvent grossières. La qualité du meuble et ses détails de finition aident souvent à reconnaître une création artisanale d’un ébéniste du XVIIIe ou XIXe siècle. Par opposition, la production industrielle dès le milieu du XIXe siècle nous a laissé un grand nombre de meubles de moindre valeur. Un œil avisé saura s’en apercevoir.

#3 les matériaux et la façon 

Comme les styles, les matériaux évoluent.

  • Parmi les essences de bois les plus utilisées dans les meubles antiques, on trouve le chêne et le noyer, qui sont des bois durs et denses, et les arbres fruitiers ainsi que l’acajou.
    À l’inverse, les résineux comme le pin ou le mélèze étaient  moins recherchés car considérés comme très répandus, ils sont peu chers de par leur rapidité de croissance et utilisés davantage en charpenterie.
  • Certains matériaux indiquent aussi une période. Par exemple, les miroirs fabriqués au 19ème siècle sont des reprises des styles précédents, avec plus ou moins de détails les différenciant. Les ornementations fabriquées avec du plâtre et du stuc doré a permis des productions en série, pas comme le bois pour les périodes précédentes. Vous saurez ainsi reconnaître un miroir du 19ème face à ceux d’époques antérieures. Un miroir daté d’avant 1835 était fabriqué pratiquement exclusivement au mercure. La meilleure technique pour le savoir est de prendre un stylo : si la pointe donne l’impression d’une couche supérieure a son reflet, alors il est au mercure, si au contraire, la pointe touche directement le reflet, alors il date certainement d’après 1835.
  • Les matériaux d’ornementation : Les bronzes, l’écaille de tortues et les pièces de laiton sont des exemples assez probants. Sur les meubles d’époque Napoléon III, les pièces de laiton sont gravées à l’intérieur, ce qui leur donne un joli relief. Les écailles de tortues sont très présentes et les bronzes sont lourds et leur ciselure est fine. 
miroir de cheminée

Miroir de cheminée 

Les copies :

Pour les copies anciennes, comme les fabrications dites « du faubourg », apparues dans les années 1920’s, ce sont généralement des copies de bonne qualité. La ciselure des bronzes est joliment faite et les bois sont anciens et massifs. Les copies sont donc plus difficiles à détecter. Il faudra alors regarder le montage des tiroirs, les placages utilisés, l’absence de traces d’outils anciens, la gravure des marqueteries. En identifiant le bois utilisé ou « plaqué », vous pourrez mieux discerner la période de fabrication.

Sur les copies plus récentes, les bronzes sont plats, n’ont pas de relief et la dorure est terne. En effet, le travail est délicat et long et est donc coûteux. Les bronzes sont d’ailleurs souvent des alliages. .

À savoir : Sur les copies récentes d’écailles de tortue, encore pour des raisons de coût, les écailles sont remplacées par de la peinture qui les imite, de la résine, ou d’autres matériaux similaires. Avec un œil averti, on peut apercevoir des tâches répétitives et symétriques, une absence de craquelure, aucune imperfection, voire une impression de « trop parfait » que l’on ne retrouvera jamais sur de l’écaille ancienne, même restaurée.

#4 La technique d’assemblage : 

La manière dont les meubles sont assemblés peut révéler des indices fortement précieux. 

  • La présence de chevilles sur son corps et sur ses portes indique l’époque de fabrication. Ce morceau de bois cylindrique s’insérant  entre 2 pièces du meuble pour fixer l’assemblage était utilisé jusqu’au 19ème siècle. Les éléments métalliques puis le collage les ont remplacés ensuite. 
  • L’ouverture des tiroirs du meuble peut également éclairer sur l’ancienneté du meuble. Un assemblage en queues d’aronde révèle un meuble fabriqué jusqu’au 19ème siècle. Les queues d’arondes (petites découpes en trapèzes) qui s’emboîtent, permettent de solidariser la façade et les côtés du tiroir. la solidité de cette technique atteste de la résistance d’un tirage régulier. Avant le 17ème siècle, les découpes étaient à angle droit. Au 18ème, les trapèzes apparaissent par 2 ou 3 puis deviennent de plus en plus nombreux allant jusqu’à 6 queues d’aronde. Après le 19ème siècle, les tiroirs sont assemblés avec des vis.

meuble a tiroirs

Ouvrez les tiroirs !

Les copies

L’absence de cheville ou de queues d’aronde avertirait d’un assemblage récent. Il suffit d’ouvrir le meuble pour le remarquer. 

Ou encore, l’étude de fonçures d’une couleur trop différente au niveau des assemblages indiquerait clairement un montage récent.

#5 Son état : 

L’état de conservation du meuble est également primordial. Un meuble ancien présente toujours des signes d’usure dus à une utilisation répétée, qui atteste même souvent de l’authenticité du produit. Cependant, un meuble très abîmé ne représentera que peu de valeur. A l’inverse, un meuble qui parait trop parfait peut vous mettre la puce à l’oreille.

  • L’usure naturelle : 

Face à une utilisation quotidienne, les extrémités exposées aux frottements sont forcément usées. Les pieds (qui peuvent être élimés ou sciés), les arrêtes, la coloration des tissus, ou les parties d’un meuble exposées au contact des humains peuvent présenter des coups, des chocs et des frottements.

  • Attention en revanche à son état fonctionnel : 

Un meuble doit être fonctionnel pour être vendu facilement

Ainsi, un bouton de tiroir manquant n’est pas une grosse contrainte, sauf si le meuble est signé. En revanche, un accoudoir manquant sur un fauteuil, un sommier sur lequel une latte fait défaut ou encore une peinture trop écaillée sont des détails qui peuvent vraiment compliquer la vente.

Admirez l’état ancien (même si restauré) de ce canapé qui lui donne tout son charme

Les copies

Certains faussaires ou marchands donnent volontairement des coups de brosse pour donner un aspect ancien à un meuble neuf, ou provoquent de  « malchances » pour annoncer un état de fausse usure. L’attention aux détails du reste est donc important.

 #6 La patine

  • La patine 

La patine apparait avec le vieillissement naturel de l’objet, suite à un entretien à la cire, à l’encaustique ou avec le dépôt de crasse. Sa suppression risque de déprécier l’objet.

Cette patine possède une couleur chaude et est présente dans les fibres du bois. Un meuble ancien est reconnaissable à la couleur de sa patine car elle a tendance à foncer avec le temps. 

  • Crasse :

La crasse est une croûte de saleté qui est déposée au fil du temps et a adhéré au meuble. On la perçoit à l’entrée des battants de portes, sous les tiroirs, dans les creux et rainures, partout où les mains se sont posées pour ouvrir et fermer les meubles ou sur les objets. 

table patinée

Les copies :

Un élément pratique pour distinguer une patine naturelle d’une fausse patine : les meubles anciens présentent une patine homogène et foncée. Les copies de meubles antiques sont enduits d’une couche d’encaustique à l’aide de cire d’abeille. Ce détail se remarque en grattant légèrement sur cette couche. 

#7 La signature et le certificat d’authenticité 

La signature d’un objet ou un certificat d’authenticité sont la preuve ultime de sa conformité. Mais tous les meubles et objets anciens ne sont pas estampillés.  

La plupart des meubles estampillés datent du 18e siècle. Ce type de signature devient obligatoire à partir de 1743 par la corporation des maîtres ébénistes. A partir de 1751, une taxe est d’ailleurs instaurée pour les artisans qui n’estampillaient pas leur création.

L’estampille est frappée au fer dans le bois des meubles et peut se trouver à différents endroits en fonction du meuble, sur la tranche d’un tiroir, sur ou sous le plateau ou sur un montant d’un meuble. 

Les copies :

Pour savoir si une estampille est authentique, il convient de la comparer avec une signature servant d’étalon.

Les traces de restauration 

Un meuble ou objet ancien présente souvent des traces de restauration pour assurer sa conservation ou son usage. Les raisons sont nombreuses mais le résultat peut altérer sa valeur.

Il existe deux types de restaurations : 

– Les restaurations qui permettent de conserver le meuble et sa valeur. Elles sont minimes, et sont une source de plus-value pour l’objet. 

– Les restaurations trop importantes qui elles auront un impact sur sa valeur. Ces grands travaux sont souvent visibles sur les meubles présentant une corniche. 

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© Chairish

Globalement le marché du meuble ancien se divise en deux secteurs : celui de l’exceptionnel, nécessairement rare et, le reste, le mobilier dit « courant ». Toutefois mobilier courant ne veut pas dire mobilier de mauvaise facture ou mobilier laid, c’est une tendance un peu absurde du marché qui rejette le meuble ancien.Ces grands meubles sont ceux qui peuvent se justifier d’une qualité d’exécution exceptionnelle et d’un état irréprochable.  

Pierre Gole, a été acquis 995 400 € par un particulier français à Drouot (Pescheteau-Badin). Ce meuble exceptionnel datant de 1675-1680 a été exécuté par Pierre Gole, d’origine hollandaise, qui fut l’ébéniste de Mazarin et surtout l’ébéniste du Roi Louis XIV pour qui il fabriqua de nombreux meubles pour son palais de Versailles. Dans le même registre, il faut aussi se souvenir de cette adjudication à 1.200.000 euros le 25 novembre 2013 chez Me Daguerre pour un Cabinet en palissandre de Rio par Edouard Lelièvre (1829-1886).

Des éléments de surcote peuvent également augmenter significativement le coût d’un meuble ancien : s’il a été réalisé par un auteur ébéniste ou un artisan de renom, il prendra logiquement de la valeur.

La valeur du meuble sera plus importante pour certains grands ébénistes recherchés comme Jacob, artiste de la fin du XVIIIe et du début du XIXe siècle.

Ainsi, si vous retrouvez un produit signé Dunand, Printz ou encore Leleu. 

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© Pescheteau Badin

En résumé

L’achat d’un meuble ou d’une copie doit être un choix et non pas une erreur, la copie se dégradera parfois très vite.

 

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